| |
Test

Bon souvenez-vous,
il y a quelques années sortait Sim City, un jeu au concept
révolutionnaire : le premier pas vers le jeu de la vie quotidienne.
Alors, dans la peau d’un maire, tous les moyens étaient bon
pour promouvoir votre bourgade de campagne au statut de mégalopole.
Et quand je dis tous les moyens, c’était tous les moyens….
Démolition de quartier pauvre, établissement de poste de police
partout, construction sauvage sans tenir compte de l’environnement…
eh oui c’était le bon temps…
Depuis les développeurs
de Maxis n’ont eu de cesse d’exploiter le filon de la simulation
du réelle avec plus ou moins de succès, mais sans jamais vraiment
se remettre en question ...directeur d’hôpital, de parc d’attractions
etc..., du réchauffé voilà tout, jusqu’à SIMS... Et oui Sims,
en apparence à toutes les qualités du jeu dis révolutionnaire,
car ( et tenez-vous bien ) il s’agit là de simuler le vie
d’un quidam ( ou d’une famille entière ) dans son quartier
et c’est tout ! Cela vous la coupe hein ? Pas de vaisseaux
qui viennent du cosmos ou encore de zombies tueurs à dégommer
la bave aux lèvres. Pour un concept étrange, c’est étrange
c’est sur ! Mais est-ce réellement intéressant ? Bah la meilleure
façon de le savoir, c’est d’en parler…Alors zou, le test de
Sims c’est parti.
PREMIERS PAS
:
Parlons un peu
matos avant d’enter dans le vif du sujet : Bon, ce n'est pas
mon sujet de prédilection, mais faut y passer alors : j’ai
testé Sims sur mon bon vieux céléron 400, 128 megas de rams,
et une carte son 16 bits de base, hé bah ça tourne comme sur
des roulettes ( résolution 1024*768 )… cela tournerait même
sur un pentium 133, paraît-il ! Bon pas besoin de carte accélératrice
3d, ni de beaucoup de place sur le HD : 280 mégas. Sims ne
requiert donc pas beaucoup de ressources et c’est appréciable
vu la surenchère que se livrent les jeux qui sortent en ce
moment dans ce domaine( il va bientôt falloir une machine
de la NASA pour faire tourner correctement un casse brique….).
Premiers pas
dans la vie virtuelle :
Après une petite
intro sans grand intérêt ( il faut bien l’avouer ), nous voilà
arrivé dans le vif du sujet. Devant nos yeux ébahis se dressent
la carte d’un quartier résidentielle : notre futur quartier,
mais avant d’emménager, il faut avant tout créer son double
virtuel. Alors là, selon les envies, on peut choisir d’incarner
un(e) célibataire ou une famille entière. Je conseil de commencer
par un(e) célibataire ( histoires de se rôder avec les différents
menus en présence dans le jeu ). En ce qui concerne la création
elle-même du personnage, pas beaucoup d’innovations, différents
physiques possible et quelques aptitudes : propreté, gentillesse,
goûts divers pour le jeu et les sorties. A noter : on peut
choisir le signe astrologique de notre double, chaque signe
ayant des caractéristiques préétablies ( le taureau est de
loin le meilleur parti : vous vous en rendrez compte très
vite ! héhé….) Si d’aventures, vous avez flemme de créer vous-mêmes
un ou des personnages, les créateurs de chez Maxis mettent
à disposition diverses familles déjà conçues : y a qu’à ramasser
! Voilà, notre double est prés, lançons-nous dans la folle
aventure de la vie. Deuxième étape, il faut s’établir dans
ce jolie petit quartier ….
Muni de 20000
dollars, on nous laisse une fois de plus le choix : acheter
une maison déjà construite et aménagée, ou bien acheter simplement
un terrain puis construire nous même une maison à l’aide de
notre petit pécule. Une fois de plus, je ne saurais que trop
conseiller à nos amis néophyte de jeter leur dévolu sur la
maison la moins chère : vous aurez tout le temps de construire
des maisons plus tard ! Ça y est, on est installé ? Alors
le plus dur commence ! Petit récapitulatif important : Nous
voilà, dans le jeu à proprement parlé : parlons d’abord des
différents menus proposés. Les menus se divisent en deux groupes
majeurs : maison et personnage. Menu maison : le menu construction
et le menu achat : - Construction : ici, le joueur peut à
satiété construire, démolir des murs, des fenêtres, des portes
de différents types, agrandir sa maison, construire un étage,
aménager un jardin, poser du carrelage, de la moquette, du
papier peints …… et encore plus : à condition bien sur d’avoir
les fonts nécessaires…. -
Achat :
comme son nom
indique, c’est ici que l’on choisit son mobilier, son électroménager,
sa télé, sa douche …. chaque objet à des aptitudes différentes
: alors examinez bien soigneusement tous les articles proposés
avant de vous lancer dans un achat inconsidéré !
Menu personnage
:les menus humeurs, personnalité,
amis et travail :
- Humeur :
le plus important,
il est divisé en huit catégorie représenté par des barres
d’états : barre de faim, de confort, d’hygiène, de toilette,
d’énergie, de fun, de social, de salle. Pas besoin de signaler,
je suppose, que ces barres d’états doivent être dans le vert
pour que votre substitut se sente bien dans sa peau.
- Personnalité
:
un rappel des
caractéristiques choisies au départ, plus cinq aptitudes qu’il
faudra s’échiner à développer pour bien réussir dans la vie
: cuisine, mécanique, charisme, logique et créativité. Plusieurs
objets du menu achat permettent d’augmenter ces aptitudes.
·
Amis :
un rappel sur
les amis et sur le degré d’amitié ! ( Un minimum de 50 points
est demandé pour que la personne soit considérer comme un
ami de famille )
- Travail :
indique l’humeur
au travail ( plus l’humeur est bonne et plus les chances d’augmentation
sont grandes : l’humeur au travail dépend évidemment de l’humeur
générale du personnage ), les aptitudes nécessaires et le
nombres d’amis de famille nécessaires pour espérer glaner
une augmentation !
Ouf, cette petite
mise au point effectuée, on peut désormais se lancer dans
l’arène.
Deuxième pas
dans la vie virtuelle :
Notre personnage
démarre dans la vie, il n’a pas d’amis, pas de travail, une
maison toute pourrie, c’est donc à nous d’améliorer son quotidien
affligeant !
Première chose
à faire : trouver du travail, pour cela deux méthodes, la
première constitue à examiner le journal, la deuxième à prospecter
sur Internet ( faut-il encore avoir un ordinateur ). Un bon
travail, commence à partir de 200 $ par jour, alors ne vous
jetez pas sur la première offre venue ! Bon une fois le travail
trouvé, observez bien ce qu’il manque à votre personnage pour
gravir les échelons ( le nombre d’amis nécessaire, les aptitudes
requis )….
L’argent, même
dans un monde virtuel reste toujours le nerf de la guerre.
Maintenant tout se réduit à observer les barres d’humeur et
à essayer de remédier à tous les petits soucis de notre double
! S’il s’emmerde, foutez le devant la télé, si la barre de
social est basse : invitez des amis... etc... Pour interagir
avec son environnement, c’est simple : un petit clique de
souris sur un personnage ou sur un objet et hop un menu s’affiche
selon l’objet ou la personne cliqué : il ne reste plus qu’à
choisir ce que l’on désire effectuer parmi les différentes
options proposées. Il est possible de donner une liste complète
de ce que doit faire le pe
rsonnage, pas
besoin donc d’attendre qu’il ait fini une activité pour lui
en donner une autre. Cette possibilité d’anticiper les activités
est très pratique... Le joueur peut aussi moduler la vitesse
du temps, de la pause à un rythme très rapide : il est primordiale
de ne pas faire passer le temps trop rapidement quand même,
car c’est le meilleur moyen de s’embrouiller la tête ! Dès
que vous êtes installés les voisins viennent vous voir, accueillez
les, ce sont vos futurs amis ! Une fois le premier contact
noué, un simple coup de fil sera suffisant pour les inviter
chez vous. Plus le degré d’amitié est haut et plus le choix
d’action avec le personnage est grand, attention n’allez pas
trop vite en besogne tout de même, certains gestes ont parfois
des conséquences fâcheuses.
Au début ( pour
votre première apparition dans le quartier ), il n’y a qu’une
seule famille dans les environs, et ce sera à vous d’introduire
d’autres familles dans le quartier ( afin d’augmenter le nombres
d’amis potentiels ), ces dernières seront gérées par l’ordinateur.
Il faut activement s’occuper de ses amis, car au bout d’un
certain temps sans les voir, les points accumulés redescendent.
Donc, entre le ménage, la fatigue, la faim, les plantes à
arroser, les chiottes bouchés, pensez à inviter un copain
ou plusieurs.
Enfin, vous
verrez, la vie de ce type devient rapidement très compliqué,
il flirt, embrasse tout le monde, doit aller au travail, l’enfer...
Pour les personnages célibataires, il y a moyen de se marier,
de créer une famille avec la voisine, de faire des moutards….
La totale quoi ! Attention, pour les personnages mariés, n’embrassez
pas une autre femme devant la votre, sinon ça fait du grabuge.
Bon en un mot : c’est la vraie vie vrai, dans toute sa splendeur
ou dans toute son horreur : Métro, boulot, dodo, envenimé
de quelques aléas désagréables : les voleurs, le feu dans
la baraque, la dépression nerveuse, l’évier qui se bouche….
rhaaaaaa
La gestion du
jeu est, elle, aussi très bien pensé, conviviale et confortable.
C’est rigolo, simple, on se marre bien, mais bon et c’est
là que le bas blesse : on se fait chier hyper rapidement ...
Ça va deux minutes de prendre une douche de faire caca, de
jouer du piano et de manger des thons mayo virtuels. En plus,
le fait de devoir soi même introduire d’autres voisins, c’est
pas le délire : vraiment pas. Cela aurait peut être été plus
intéressant que ce soit l’ordinateur lui-même qui génère les
différents voisins de façon aléatoire, que certains partent,
que d’autres arrivent, qu’ils divorcent …. Au lieu de cela,
les voisins sont figés dans le temps et dans l’espace. C’est
triste. De plus, il est impossible de tourner dans le voisinage,
d’aller voir les voisins, de se balader...
Le terrain de
jeu c’est la maison : un point c’est tout. Cela donne un jeu
vraiment trop statique. Au bout d’un certain temps, plus rien
n’évolue, on s’encroûte et... On va jouer à un jeu plus intéressant,
un truc riche en neurones ( genre : mettre en pièces des mutants
d’leurs mères qui viennent d’une galaxie parallèle ). La musique
est hummm, comment dire : inexistante… il y a bien une petite
musique quand on accède aux menus constructions et achats
mais très fleur bleue et somme toute assez saoulante. Les
bruitages quant à eux reflètent bien tous les bruits de la
vie quotidienne, mais sont répétitifs et lassent très rapidement.
Je n’ai absolument
pas parlé encore, comme vous l’avez certainement remarqué,
du graphisme, c’est normal, car dans ce genre de jeu, l’enjeu
ne se situe guère dans cette catégorie, mais bel et bien dans
l’intérêt et la longévité du concept. Et là, comme on l’a
vu, malgré un concept ambitieux et plus ou moins réussit,
la longévité….bah c’est perdu ! En conclusion, je ne dirais
qu’une chose :
DOMMAGE. Oui
réellement, c’est vraiment dommage, les développeurs de chez
Maxis nous offrent là, un superbe coup d’épée dans l’eau.
En tout cas, j’attends avec impatience la suite de ce jeu,
car sans les défauts que j’ai énoncé, on aurait eu là un must
du must... Donc, je vais assassiner Sims, mais à contre cœur
( mais ça me fait plaisir quand même )
Graphismes :
Bon, à la limite je ne devrais même pas donner une note à
cette catégorie tellement elle est insignifiante pour ce genre
de jeu .… quelques animations amusantes tout de même.
Bruitages/Musiques
: Là par contre, un grand mauvais point, musique sans caractère,
des bruitages rigolos mais très répétitifs…. C’est pas l’extase.
Avis de Camille:
Un intérêt énorme en début de jeu ( qui frise le 10 ), mais
la trop grande monotonie du concept fait rapidement baisser
cette moyenne à un 5…. au bout de 4 heures de jeu : on s’ennuie
ferme...
|